Piqûres de tiques, les conseils de votre pharmacien !

L’été, c’est la saison des ballades dans les bois, des piques-niques dans l’herbe… mais c’est aussi la saison des tiques. Les tiques s’attaquent aux animaux et à l’homme. Ce sont des acariens « hématophages » qui se nourrissent principalement de sang. Les tiques sont retrouvées dans les forêts, les sous-bois, les prairies mais aussi dans les herbes hautes, surtout actives du printemps à l’automne. Il est important d’être vigilant car certaines tiques peuvent transmettre des bactéries susceptibles de provoquer des affections cutanées, articulaires ou cardiaques connues sous le nom de « maladie de Lyme », ou encore être responsables de l’encéphalite à tiques. En prévention ou en curatif, découvrez les conseils de votre pharmacien.

Nos conseils pour prévenir les piqûres de tiques 

En prévention, il est conseillé d’utiliser un répulsif sur les zones découvertes lors de promenade et de porter des vêtements longs et des chaussures fermées. Par la suite, il est nécessaire de contrôler minutieusement l’ensemble du corps pour vérifier qu’aucune tique n’y soit fixée. Une piqûre de tique est le plus souvent sans douleur, la tique peut rester accrochée solidement à la peau pendant plusieurs jours. Les tiques adultes sont nettement visibles mais les jeunes tiques (nymphes) ne sont pas plus grosses qu’une tête d’épingle.

Nos conseils en cas de piqûres de tiques

En cas de piqûre de tiques, il faut retirer la tique rapidement à l’aide d’une pince tire-tique. Il faut insérer le crochet autour du corps de la tique puis tourner lentement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, sans tirer, jusqu’à ce qu’elle se décroche. Attention, il faut éviter d’utiliser de l’éther au préalable car il risque de faire régurgiter la tique. Désinfecter ensuite le lieu de la piqûre et noter sur un calendrier la date de cette piqûre.

En cas de symptômes grippaux (fièvre, frissons, courbatures, fatigue) ou la présence d’une auréole rouge sur le site de la piqûre, il est nécessaire de consulter rapidement. Le médecin pourra prescrire des antibiotiques, en particulier s’il suspecte la maladie de Lyme.

Pour autant cette prise d’antibiotiques ne doit pas être systématique sauf pour les femmes enceintes afin de diminuer les risques fœtaux, particulièrement si la découverte de la tique est tardive (plus de 48 heures), le risque de transmission d’une affection étant d’autant plus grand que le risque de contact avec la peau est prolongé.

Il existe un vaccin contre la méniongo-encéphalite à tiques (Ticovac) qui peut être envisagé pour des personnes travaillant dans les bois dans certaines régions de France ; son efficacité reste discutée.