Le vaccin contre la grippe est arrivé !

L’histoire de la vaccination moderne débute en 1885 avec Louis Pasteur, né à Dole, qui réalise la première vaccination contre la rage. Depuis, de nombreux vaccins ont été créés et ont permis de faire disparaitre certaines maladies. Il est donc important de se vacciner pour soi mais aussi pour protéger les autres. La grippe dite « saisonnière » est une infection respiratoire aigüe, très contagieuse, due à des virus nommés Influenzae. La vaccination est un moyen de prévention simple et efficace pour éviter la maladie qui survient chaque année entre novembre et avril.

Pourquoi se faire vacciner contre la grippe ?

La vaccination contre la grippe doit être réalisée chaque année car les virus grippaux subissent tous les ans des modifications appelées mutations. Ce vaccin est recommandé aux personnes de plus de 65 ans et aux personnes à risque. La grippe est souvent considérée comme bénigne mais peut être grave voire mortelle chez des personnes fragilisées.

Il faut savoir qu’excepté des contre-indications déterminées par votre médecin, il n’existe aucune étude attestée scientifiquement remettant en cause l’intérêt de la vaccination contre la grippe.

Pour la seule région de Franche-Comté, en 2014-2015, 33 cas graves hospitalisés en réanimation ont été recensés. Ce nombre est le plus élevé depuis le début de la surveillance en 2009. Plus de 70% de ces personnes présentaient des facteurs de risque et 1 sur 3 seulement était vaccinées ; 8 sont décédées.

Il est vrai que la vaccination ne protège pas de façon absolue de la grippe ; mais la vaccination atténuera alors les symptômes de la maladie, ce qui est particulièrement important chez les personnes à risques.

Quels sont les symptômes de la grippe ?

Les symptômes à identifier sont :

  • Forte fièvre (jusqu’à 40°C).
  • Toux sèche.
  • Fatigue intense.
  • Courbatures.

Les personnes dites à risques, sont :

– les personnes âgées de plus de 65 ans

– les personnes souffrant d’asthme, BPCO (Broncho Pneumopathie Chronique Obsctructive), diabète, insuffisance cardiaque, hépatopathie (affections du foie)

– les femmes enceintes et l’entourage familial de nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe.

Quels conseils pour éviter la grippe même quand on est vacciné ?

Sur un plan pratique, il est important de :

– penser à se laver les mains plusieurs fois par jour

– en cas d’éternuement ou de toux, penser à se couvrir la bouche avec sa manche (éternuer dans son avant-bras)

– Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter à la poubelle

Après obtention du vaccin, dès le retour à domicile, sortir le vaccin de sa pochette isotherme pour le conserver au réfrigérateur entre 2 et 8°C en évitant de le mettre dans la porte.

Sources : Comprendre la vaccination, Cespharm/Recommandations vaccinales, Sanofi

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FOCUS

Pour aller plus loin, voici un extrait de la conférence de presse tenue par l’Institut PASTEUR de LILLE en octobre 2014, à propos de la grippe saisonnière.

La grippe, un virus loin d’être anodin :

Chaque année, la grippe saisonnière touche entre 2 et 7 millions de personnes en France, sur une durée de 5 à 9 semaines.

Cette infection respiratoire aiguë, virale, très contagieuse, souvent considérée comme bénigne, peut entraîner des complications graves chez les personnes fragiles.

Elle a une durée variant d’un sujet à l’autre (de minimum 1 semaine).

La contamination entre les individus est directe (transmission par voie aérienne et par les mains) avec un virus qui reste actif durant 24h. La période d’incubation est de 7 jours en moyenne.

Les symptômes sont souvent brutaux, avec de fortes fièvres (39°C, 40°C), des maux de têtes, une toux sèche, une fatigue intense.

Les traitements sont symptomatiques. Il est préconisé le plus souvent : du repos, de boire beaucoup, de prendre du paracétamol…

Pas de prescription d’antibiotiques sauf dans le cas de surinfection bactérienne. Elle est responsable d’un nombre élevé de décès chaque hiver.

En 2013-2014, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a recensé 543 cas graves de grippe (818 en 2012/2013) admis en services de réanimation.

Parmi ces malades admis en réanimation, 117 décès (153 la saison précédente) sont survenus et 71% d’entre eux avaient un facteur de risque.

Ce n’est là que la partie visible. Il importe de souligner la mortalité/morbidité indirecte importante liée à une complication ou à la décompensation d’une autre maladie aggravée par une grippe.

Pour la saison 2013/2014 l’InVS estime à 7 700 le nombre de décès indirects liés à cette maladie virale.

Se faire vacciner, une priorité de santé publique

Le vaccin grippal : le seul moyen de prévention efficace à renouveler chaque année

Aujourd’hui, le vaccin grippal (pris en charge à 100 % par les régimes de l’Assurance Maladie pour les populations à risque), demeure le moyen le plus efficace pour prévenir la maladie et protéger les populations les plus vulnérables, en réduisant le risque de complications graves ou de décès.

Par ailleurs, 1 personne sur 3 (30%) pense à tort qu’il n’est pas utile de se vacciner contre la grippe au motif que celle-ci se soignerait facilement grâce aux antibiotiques.

Or, les antibiotiques ne sont pas efficaces dans le traitement de la grippe (sauf en cas de surinfection bactérienne) puisque cette maladie est d’origine virale. Dossier de presse | 17 octobre 2014.

Plus d’un tiers des Français placent l’Homéopathie au même niveau d’efficacité que le vaccin (selon une étude récente menée par l’Assurance Maladie) alors que seule l’efficacité du vaccin a été démontrée. A cet égard, les traitements homéopathiques ne peuvent en aucun cas se substituer.

La composition du vaccin est adaptée chaque année pour garantir son efficacité en fonction des souches virales qui ont circulé majoritairement l’hiver précédent, et qui sont les plus susceptibles d’être présentes durant l’hiver suivant. Il faut compter environ 15 jours entre la vaccination et le moment où l’organisme est protégé contre la grippe. La protection est alors assurée sur une période allant de 6 à 12 mois.

Le vaccin grippal : un moyen de prévention bien toléré

60% des Français considèrent que le vaccin contre la grippe peut présenter des risques pour la santé et 80 % pensent qu’il peut être mal toléré.

Or, les données disponibles montrent que les vaccins trivalents inactivés contre la grippe saisonnière sont généralement peu réactogènes en dehors de manifestations locales, légères et transitoires (chez 10% à 40 % des sujets vaccinés).

D’autres événements indésirables bénins tels que fièvre, malaise, douleurs articulaires ou musculaires, céphalées, surviennent chez 5 % à 10 % des sujets vaccinés.

Le vaccin grippal : une protection recommandée pour les populations à risque

La stratégie vaccinale vise à protéger les populations les plus vulnérables, pour lesquelles la maladie représente un danger et ce, dans l’objectif de réduire le risque de complications graves ou de décès en cas de grippe.

En ce sens, le calendrier des vaccinations établi par le Ministère de la Santé après avis du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) recommande la vaccination contre la grippe saisonnière pour notamment :

→ Les personnes âgées de 65 ans et plus.

→ Les personnes souffrant de certaines maladies chroniques, dont :

  • l’asthme ou la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BCPO)
  • certaines affections de longue durée (ALD) : diabète, insuffisance cardiaque…

→ L’entourage familial des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave.

→ Depuis 2012 : les femmes enceintes (la vaccination protège à la fois la mère et les nourrissons dans les premiers mois de vie par passage trans-placentaire des anticorps maternels) et les personnes présentant une obésité sévère avec un IMC ≥ 40 kg / m2

→ Depuis 2013 : les personnes atteintes d’une hépatopathie chronique avec ou sans cirrhose prises en charge à 100% au titre d’une affection de longue durée.

http://www.pasteur-lille.fr/userfiles/images/actus/DP_grippe2014.pdf